Comment aborder un propriétaire par téléphone ? Que dire ? Que demander ?

 

  • Un bonjour d'usage et une présentation de son identité.

C'est la moindre des choses de dire bonjour et de se présenter et de l'informer de l'objet de votre appel.

  • Vérifier les données de l'annonce afin d'être sûr qu'aucune erreur ne s'y soit glissée.
  • S'informer sur la localisation du logement. Très précieux, par rapport aux déplacements, au voisinage, à la proximité de certains commerces ou écoles.
  • Si ce n'est pas indiqué dans l'annonce, s'informer du montant de la garantie locative ou caution (voir ci-dessous) et de son mode de conservation.
  • Demander la durée du bail (ce point est abordé sur une autre page du site - "durée du bail").
  • Le mode de chauffage (individuel ou collectif).
  • Les charges comprises ou non comprises dans le montant du loyer (voir ci-dessous).
  • Voir si le propriétaire accepte les animaux.
  • La date d'entrée possible dans le logement.
  • Un rendez-vous pour une visite si les conditions vous plaisent.

 

Exemple:

« Bonjour Monsieur ou Madame, Caroline Tartempion à l'appareil.

Je vous téléphone au sujet de l'annonce parue dans le journal. Donc il s'agit bien d'un appartement 2 chambres, dont le loyer s’élève à 450 euros sans les charges?

L'appartement est-il situé dans le centre ville?

Et la caution est-elle placée sur un compte?

C’est un bail de combien de temps ?

Le chauffage est-il au gaz? Au gaz de ville donc chacun paye sa consommation.

Ah vous n'acceptez pas les animaux... Je n'en ai pas.

Et pour quelle date l'occupation est-elle possible?

Pourriez-vous me fixer un rendez-vous pour une visite ?

Au revoir Monsieur ou Madame. Merci et à vendredi 5 août 14 h. »

 

 

 Certains propriétaires vont vous poser des questions d'ordre financier ou parfois d'ordre très privé.

Il se peut parfois que vous n'obteniez pas le logement et que vous estimiez subir une discrimination.

La loi belge interdit la discrimination. Pour plus d'informations, consultez le site du Centre pour l'Egalité des Chances.

 

 

Quels sont les critères auxquels il faut être attentif ?

  • Le montant du loyer.
  • Le montant de la garantie locative (ou caution).
  • Le montant des charges.

- En quoi consistent les charges pour le locataire ?

- Et le précompte immobilier ?

 

  • Le montant du loyer.

Le montant du loyer ne devrait pas dépasser 1/3 des revenus et pourtant, de plus en plus de locataires consacrent jusqu’à la moitié de leurs revenus à son paiement.

Le DAL a réalisé plusieurs enquêtes (la dernière se trouve dans "documents utiles") à ce propos qui montrent combien il est difficile pour la plupart des personnes à bas revenus de se loger décemment.

 

Depuis 2007, la Loi oblige les bailleurs à afficher sur l'annonce de location le montant du loyer.

 

 

  • Le montant de la garantie locative (ou caution).

 La Loi dit est que la garantie doit être placée sur un compte bloqué au nom du locataire et par conséquent, les intérêts de ce compte lui reviennent.

Si la garantie est versée de la main à la main, il faut réclamer au bailleur un reçu daté et signé avec le montant de la somme versée. Cette précaution est utile en cas de réclamation à la fin du bail, lors de la restitution de la garantie locative.

 

  La garantie locative ne sert pas à restituer des loyers impayés mais à payer des dégâts locatifs que le locataire causerait aux lieux loués. La restitution de la garantie est abordée sur une autre page du site.

 

Pour de plus amples informations concernant la garantie locative consultez le site du notariat belge.

 

  • Le montant des charges.

Depuis 2007, la Loi oblige les bailleurs à afficher sur l'annonce de location le montant des charges.

 

Les charges peuvent être

  • comprises dans le loyer et donc être payées en même temps que celui-ci sans que le locataire ne se soucie de leur montant ;
  • forfaitaires à payer au bailleur ;
  • réelles à payer au bailleur ;
  • complètement indépendantes du bailleur, c'est-à-dire que le locataire assume sans regard du bailleur leur règlement (ex: électricité, eau, gaz, télédistribution, téléphonie, internet).

 

Si elles sont forfaitaires, le bailleur ne pourra rien réclamer au locataire si la consommation est supérieure et inversement si la consommation est inférieure, le locataire ne peut rien réclamer au bailleur. Les charges doivent faire l'objet d'un décompte séparé du montant du loyer.

 

Si elles sont réelles, le locataire payera une provision et périodiquement le bailleur devra présenter le décompte précis des consommations et pourra réclamer l'excédent au locataire ou lui restituer le trop perçu. Les charges doivent faire l'objet d'un décompte séparé du montant du loyer.

 

 

 

En quoi consistent les charges pour le locataire ?

 

Par exemple :

  • les consommations d'eau, de gaz, d'électricité et de combustible y compris les redevances relatives au logement que vous occupez ainsi qu'une quote-part de ces frais pour les parties communes de l'immeuble ;
  • les frais de relevé des calorimètres (un calorimètre mesure la consommation de chauffage) ;
  • les abonnements et les redevances de téléphone et de télédistribution ;
  • les frais relatifs à l'ascenseur ;
  • les frais de nettoyage et de parties communes de l'immeuble ;
  • les frais d'entretien du jardin ;
  • les dépenses relatives au concierge (salaires, charges sociales etc...) ;
  • les frais relatifs à l'entretien de la chaudière et des autres appareils (éclairage, porte d'accès etc...) ;
  • la taxe d'enlèvement des immondices ;
  • l’assurance incendie pour les biens.

Assurer le bâtiment et le mobilier semble indispensable à tous les propriétaires occupant leur bien. Lorsque le bien est en location, le propriétaire assure le bâtiment et il est vivement recommandé au locataire d'assurer ses biens. Il est à noter que certains propriétaires l'exigent dans le contrat de bail. Sous le nom d’assurance incendie se cache un contrat qui couvre bien d’autres menaces pour le patrimoine que l’incendie, telles que explosion, tempête, grêle, dégâts des eaux…

Le but de cette assurance est de permettre :

- à l’assuré-propriétaire d’obtenir lors d’une des menaces couvertes par le contrat, une indemnisation suffisante pour réparer, reconstruire ou acheter un autre bâtiment ;
- à l’assuré-locataire, de pouvoir bénéficier de la couverture de sa responsabilité vis-à-vis de son propriétaire ;
- aux deux d’obtenir une indemnité pour réparer ou remplacer leur mobilier en cas de survenance d’une des menaces couvertes par le contrat.

 

 

Et le précompte immobilier ?

 Le précompte immobilier est un impôt qui est toujours à charge du propriétaire du logement et jamais à charge du locataire.

Il est possible que le propriétaire puisse bénéficier d'une réduction de précompte grâce à la situation de son locataire.

Voici les situations du locataire donnant droit à une réduction :

• réduction si le chef de famille souffre d'un handicap

• réduction pour grand invalide de guerre

• réduction pour enfants à charge

• réduction pour personnes handicapées à charge

• réduction pour autres personnes à charge qui ne sont ni des enfants, ni des personnes handicapées (ce ne peut en aucun cas être votre conjoint(e) ou le cohabitant légal).

Les conditions de ces réductions diffèrent en fonction de la région que vous habitez.

Que vous soyez propriétaire ou locataire, cette demande de réduction doit être introduite auprès du Directeur régional des Contributions directes dont vous dépendez.